{"id":60,"date":"2007-02-15T08:55:49","date_gmt":"2007-02-15T08:55:49","guid":{"rendered":"https:\/\/new-faaam.parisnanterre.fr\/2007\/02\/15\/bodies-that-matter\/"},"modified":"2023-07-21T15:53:27","modified_gmt":"2023-07-21T13:53:27","slug":"bodies-that-matter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/faaam.parisnanterre.fr\/?p=60","title":{"rendered":"Bodies That Matter"},"content":{"rendered":"<p><em>Bodies That Matter<\/em> fait en partie r\u00e9ponse \u00e0 la r\u00e9ception de <em>Gender Trouble<\/em>, de la m\u00eame auteure.<\/p>\n<p><strong>Dans Gender Trouble,<\/strong> Judith Butler critiquait le f\u00e9minisme qui tendrait \u00e0 contribuer \u00e0 la diff\u00e9renciation et \u00e0 la s\u00e9paration de l&#8217;humanit\u00e9 en deux groupes distincts et oppos\u00e9s, les hommes et les femmes. Cette conception, pour elle, masque plusieurs r\u00e9alit\u00e9s importantes. <\/p>\n<p>&#8211; Tout d&#8217;abord, d&#8217;un point de vue pratique, les femmes ne sont pas toujours solidaires et oppos\u00e9es aux hommes, parce qu&#8217;elles n&#8217;ont pas toujours des int\u00e9r\u00eats communs. Les questions de race, de classe, de g\u00e9ographie, de culture, etc., divisent les femmes si fortement que la solidarit\u00e9 politique peut souvent ne pas exister du tout. <\/p>\n<p>&#8211; D&#8217;un point de vue plus th\u00e9orique, Butler reproche aux f\u00e9ministes de r\u00e9futer la th\u00e8se que la biologie d\u00e9finit la femme et son r\u00f4le dans la soci\u00e9t\u00e9 pour ensuite retomber enti\u00e8rement dans le sch\u00e9ma d\u00e9terministe en se diff\u00e9renciant absolument et unilat\u00e9ralement des hommes. <\/p>\n<p>&#8211; Butler consid\u00e8re que beaucoup d&#8217;\u00e9crits f\u00e9ministes font soit l&#8217;hypoth\u00e8se conservatrice de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9, soit celle, radicale, de l&#8217;homosexualit\u00e9, alors qu&#8217;aucune hypoth\u00e8se de ce genre ne devrait \u00eatre pos\u00e9e. En cela, elle rapproche, et propose de ne jamais s\u00e9parer, les \u00e9tudes f\u00e9ministes des \u00e9tudes dites queer (et non gayes et lesbiennes qui sont \u00e9galement restrictives). <\/p>\n<p>Judith Butler explique dans <em>Gender Trouble<\/em> que le genre, f\u00e9minin et masculin, qui est diff\u00e9rent mais non ind\u00e9pendant du sexe, male et femelle, est pour chacun(e) une caract\u00e9ristique changeante avec le temps ou les circonstances ; une caract\u00e9ristique choisie autant qu&#8217;elle est subie, et en tout cas construite et modifi\u00e9e au cours de la vie. Ceci implique que la \u00ab matrice h\u00e9t\u00e9rosexuelle \u00bb,  selon laquelle le sexe d\u00e9termine le genre et la sexualit\u00e9 (c&#8217;est \u00e0 dire l&#8217;attirance pour l&#8217;autre sexe) est fond\u00e9e sur de fausses bases que les f\u00e9ministes n&#8217;ont pas toujours su rejeter. <\/p>\n<p>&#8211; Gender Trouble aborde en fait la question de la \u00abperformance\u00bb du genre, ce qui a conduit les lecteurs\/trices \u00e0 tirer la conclusion que selon Judith Butler, le genre \u00e9tait comme un v\u00eatement que l&#8217;on choisissait dans sa garde robe le matin et qu&#8217;on pouvait changer \u00e0 loisir. Son analyse des drag-shows a beaucoup contribu\u00e9 \u00e0 cette interpr\u00e9tation de sa pens\u00e9e. C&#8217;est essentiellement contre cette id\u00e9e que <em>Bodies That Matter<\/em> s&#8217;exprime : contre l&#8217;id\u00e9e que le genre est un attribut que l&#8217;on adopte librement, que l&#8217;on choisit, que l&#8217;on ma\u00eetrise, et contre l&#8217;id\u00e9e que le sexe biologique, et donc le corps, ne comptent pas par rapport au genre qui serait mental et social. D&#8217;o\u00f9 le titre <em>Bodies That Matter<\/em>, qui exprime non seulement l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;il y a des corps qui comptent plus que d&#8217;autres aux yeux des uns et des autres, mais que les corps, en g\u00e9n\u00e9ral, importent. <\/p>\n<p><strong> <em>Bodies That Matter<\/em> se divise en quatre parties principales<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; A. Dans Bodies That Matter, Butler revient sur la question du sexe et du corps, pour montrer finalement que le corps, qui est tout aussi primordial que le genre, est comme le genre une norme sociale et pas simplement une entit\u00e9 biologique. Ainsi, tout enfant est d\u00e9fini \u00e0 la naissance comme \u00e9tant une fille ou un gar\u00e7on ce qui correspond \u00e0 deux sexes mais surtout \u00e0 deux normes. Son \u00e9tude de la norme part du fait que chez Lacan, le sexe est effectivement consid\u00e9r\u00e9, selon elle, comme une norme. La mati\u00e8re n&#8217;est pas seulement le lieu d&#8217;une construction, mais est elle-m\u00eame une construction. (p. 28) La mati\u00e8re est construite par la matrice des genres, qui est essentiellement h\u00e9t\u00e9rosexuelle et qui exclut bien des sp\u00e9cificit\u00e9s ethniques, \u00e9conomiques, etc. La s\u00e9paration admise entre sexe et genre (un peu comme entre corps et \u00e2me) masque leur interd\u00e9pendance, l&#8217;interd\u00e9pendance du corps et du psychique. Cette opposition binaire est cependant parfaitement courante et se fait par l&#8217;exclusion dont le rejet d\u00e9finit la norme. <\/p>\n<p>&#8211; B. Dans les chapitres 2 et 3, \u00ab the lesbian phallus \u00bb et \u00ab phantasmatic identification and the assumption of sex \u00bb, Butler montre comment Platon pr\u00e9figure les th\u00e9ories freudiennes et lacaniennes du phallus. Elle remarque d&#8217;abord que Lacan consid\u00e8re le sexe comme une construction, id\u00e9e au centre de sa propre th\u00e9orie, qu&#8217;elle reprend pour parler du phallus lesbien, de l&#8217;appropriation du phallus par la femme qui peut avoir et \u00eatre le phallus de m\u00eame que l&#8217;homme peut avoir et \u00eatre le phallus. <\/p>\n<p>Les th\u00e9ories freudiennes et surtout lacaniennes du phallus, dont elle montre les contradictions mais aussi les utilisations possibles par les f\u00e9ministes, servent avant tout \u00e0 \u00e9tablir la matrice h\u00e9t\u00e9rosexuelle et \u00e0 exclure d&#8217;autres constructions des sexes. Butler analyse ensuite l&#8217;importance de l&#8217;exclusion dans toute construction, y compris dans les th\u00e9ories f\u00e9ministes ou gayes et lesbiennes qui rejettent par exemple, pour n&#8217;en prendre qu&#8217;un, la bisexualit\u00e9. C&#8217;est l&#8217;id\u00e9e finalement simple que tout regroupement identitaire exclut et qu&#8217;il se doit d&#8217;\u00e9voluer en pensant \u00e0 cette exclusion pour ne pas retomber dans le m\u00eame sch\u00e9ma que les groupes ou th\u00e9ories contre lesquelles il a pu na\u00eetre, ce que le f\u00e9minisme aurait trop souvent fait. <\/p>\n<p>&#8211; C. Butler analyse des \u0153uvres qui illustrent ses th\u00e9ories : <em>Paris is Burning<\/em>, le film de Jennie Livingston, les romans de Willa Cather et la nouvelle de Nella Larsen, <em>Passing<\/em>. <\/p>\n<p><em>Paris is Burning<\/em> : Judith Butler s&#8217;interroge sur la valeur d\u00e9constructionniste du drag-show. Le drag-show a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de reproduire tous les st\u00e9r\u00e9otypes sociaux concernant l&#8217;ad\u00e9quation entre apparence et fonction sexuelle et sociale. En r\u00e9alit\u00e9 il les d\u00e9nonce comme des repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales, des shows, des d\u00e9guisements, puisque les personnes qui d\u00e9filent ne sont pas des femmes, des militaires, des businessmen, mais leur ressemblent n\u00e9anmoins parfaitement. Pour Butler cette fonction du drag-show est primordiale. <\/p>\n<p>L&#8217;analyse des livres de Cather se concentre d&#8217;avantage sur l&#8217;aspect linguistique (plut\u00f4t que vestimentaire) de la construction des sexes \u00e0 travers les noms masculins, f\u00e9minins et neutres. <\/p>\n<p>L&#8217;analyse de <em>Passing<\/em> fait le lien entre la question de l&#8217;homosexualit\u00e9 et du m\u00e9tissage. <\/p>\n<p>La norme corporelle est tout autant sexuelle que raciale et le m\u00e9tissage comme l&#8217;homosexualit\u00e9 constituent une d\u00e9viation de cette norme. Le rejet n\u00e9cessaire par la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle blanche du m\u00e9tissage et de l&#8217;homosexualit\u00e9 entra\u00eene leur convergence. Judith Butler montre que dans <em>Passing<\/em>, il ne s&#8217;agit pas de d\u00e9terminer ce qui est premier, de la race, du sexe ou de la sexualit\u00e9, mais de comprendre leur interd\u00e9pendance et la construction de la norme.<\/p>\n<p>&#8211; D. Dans la derni\u00e8re partie du livre, Butler utilise ces exemples pour revenir sur la question de la citation et de l&#8217;historicit\u00e9 des mots et des appellations qui construisent les corps, en particulier le mot \u00abwoman\u00bb et le mot \u00abqueer\u00bb, tous deux \u00e9tant le site de nombreuses interrogations et transformations. La question des appellations performatives est centrale. Le discours a la capacit\u00e9 de produire ce qu&#8217;il nomme : des corps strictement f\u00e9minins ou masculins (alors que les vari\u00e9t\u00e9s sont grandes).<\/p>\n<p>Butler se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Zizek sur le r\u00e9el : le r\u00e9el, c&#8217;est \u00e0 dire l&#8217;existence de toute d\u00e9viance de la norme, de tout ce qui existe en dehors du \u00abpacte symbolique\u00bb h\u00e9t\u00e9rosexuel normatif, constitue une attaque qui menace de psychose le sujet qui se raccroche \u00e0 la norme. Cette dynamique du d\u00e9s\u00e9quilibre et du rejet explique que tout corps est constamment d\u00e9fini, reformul\u00e9, \u00e0 la recherche d&#8217;une coh\u00e9rence inatteignable. On en revient donc au corps et au sexe comme construction tout au long de la vie et tout au long de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p>Pour Butler, la subversion \u00e0 la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle implique d&#8217;en rejeter les bases et elle propose donc un nouvel alphabet pour une nouvelle lecture, o\u00f9 le corps compte autant que le genre et est lui aussi une construction. <\/p>\n<p><strong>Quelques questions et remarques :<\/strong> <\/p>\n<p>&#8211; C&#8217;est un texte horriblement th\u00e9orique qui finalement a \u00e9norm\u00e9ment d&#8217;applications et d&#8217;illustrations pratiques. Bien d&#8217;autres produits culturels de toutes sortes se pr\u00eateraient \u00e0 cette analyse, tels que les films de Pedro Almodovar, les performances de Madonna, les pub de Calvin Klein, comme si tous ces gens avaient lu Butler, ce qui est d&#8217;ailleurs peut-\u00eatre le cas. On comprend surtout que sa th\u00e9orie trouve un \u00e9cho \u00e9vident dans la soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>&#8211; L&#8217;introduction dit \u00e0 quel point les questions de classes, de g\u00e9ographique, d&#8217;appartenance \u00e0 un groupe ethnique et finalement d&#8217;individualit\u00e9 doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es en dehors et en de\u00e7\u00e0 des groupes trop larges telles que les hommes, les femmes, les lesbiennes, etc. Ces questions sont ensuite peu abord\u00e9es.<br \/>\nPar exemple, au d\u00e9but du dernier chapitre, Butler remarque que \u00abnigger\u00bb n&#8217;a pas connu la m\u00eame r\u00e9cup\u00e9ration que \u00abqueer\u00bb mais ne donne pas d&#8217;\u00e9l\u00e9ments explicatifs.<br \/>\nSi l&#8217;on recherche dans Google \u00abnigger, queer et Butler\u00bb, tout le monde a compris que Butler consid\u00e8re que les mots ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par les deux groupes de la m\u00eame fa\u00e7on, alors qu&#8217;elle dit le contraire, c&#8217;est \u00e0 dire en effet, qu&#8217;on ne risque pas de voir na\u00eetre des d\u00e9partements de \u00abnigger studies\u00bb dans les universit\u00e9s am\u00e9ricaines&#8230; <\/p>\n<p>On peut donc se demander dans quelle mesure le besoin que d\u00e9clare Butler de remettre en cause les fondements de la pens\u00e9e sociale par rapport \u00e0 la construction du sexe et du genre emp\u00eache l&#8217;action concr\u00e8te et le changement social plut\u00f4t que th\u00e9orique et individuel. <\/p>\n<p>Ainsi, lorsque le maire de San Francisco a mari\u00e9 des couples homosexuels malgr\u00e9 la loi qui d\u00e9clare l&#8217;h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9 du mariage, Judith Butler s&#8217;est prononc\u00e9e contre cette action politique qui renforce la matrice h\u00e9t\u00e9rosexuelle. On donne acc\u00e8s aux homosexuels \u00e0 des privil\u00e8ges r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle, sans la remettre en cause. Est-ce l\u00e9gitime, est-ce subversif, est-ce r\u00e9trograde ? <\/p>\n<p>&#8211; Judith Butler laisse constamment de c\u00f4t\u00e9 les drag-kings, des femmes qui se travestissent en hommes pour des spectacles ou dans la vie. Or, lorsque les hommes se travestissent en femmes, on consid\u00e8re souvent qu&#8217;ils abandonnent un privil\u00e8ge, alors que dans le cas contraire les travestis acc\u00e8dent au privil\u00e8ge masculin (symboliquement pour un spectacle ou r\u00e9ellement dans la vie). Est-ce que cela constitue une reproduction de la normativit\u00e9 h\u00e9t\u00e9rosexuelle politiquement subversive, et l&#8217;est-elle alors \u00e9galement dans l&#8217;autre sens. Car les drag-queens ont beau reproduire la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle, le travestisme ne fait pas partie de cette norme. D&#8217;autant plus que les drag-shows sont loin de ne faire que reproduire la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle, bien au contraire, ils se placent entre les sexes et les genres, le point central n&#8217;\u00e9tant pas simplement ou toujours de ressembler au maximum \u00e0 un vrai homme ou une vraie femme mais de s&#8217;amuser et, tr\u00e8s largement, de se moquer, pas seulement de la norme h\u00e9t\u00e9rosexuelle. <\/p>\n<p>Je dirais donc qu&#8217;il y a une tendance forte dans le livre \u00e0 se d\u00e9sint\u00e9resser de l&#8217;action par rapport \u00e0 la r\u00e9flexion, ce qui revient d&#8217;ailleurs peut-\u00eatre \u00e0 reproduire cette s\u00e9paration entre corps et \u00e2me, mat\u00e9rialit\u00e9 et symbole, qu&#8217;elle d\u00e9nonce dans le premier chapitre. <\/p>\n<p>&#8211; Enfin, concernant l&#8217;utilisation des drag-shows pour montrer que le genre ou le sexe sont des constructions, j&#8217;ajouterai l&#8217;on peut tout autant se pencher sur les hommes et femmes biologiques et h\u00e9t\u00e9rosexuels pour le montrer. A cet \u00e9gard, dans <em>Vested Interest<\/em>, Marjorie Garber s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 l&#8217;homovestie, le contraire du transvestisme (si l&#8217;on veut), o\u00f9 un individu s&#8217;habille \u00e0 tout prix selon les codes qui correspondent \u00e0 son sexe (des femmes qui s&#8217;habillent toujours en rose, des hommes qui rejettent tout signe vestimentaire de f\u00e9minit\u00e9). Ces exemples pr\u00e9sentent la construction du genre sans l&#8217;ancrer dans la marginalit\u00e9, tout en lib\u00e9rant \u00e9galement le drag-show de sa qualit\u00e9 de num\u00e9ro de cirque.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bodies That Matter fait en partie r\u00e9ponse \u00e0 la r\u00e9ception de Gender Trouble, de la m\u00eame auteure. 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