FAAAM : Femmes Auteurs Anglo-AMéricaines




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Les lieux de femmes dans la littérature féminine de langue anglaise II

VENDREDI 4 JUIN

Salle G 614 (6ème étage du bâtiment G)

- 9h 30 : Conférence de Magdalena Zapedowska (Poznan, Poland et Amherst, USA) : “Domestic Spaces in Emily Dickinson : From "My Father’s House" to "Dwelling in Possibility"”

- 11h : Pause

Modératrice : Claire BAZIN (Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense)

- 11h 30 : Ekaterina Zykova (Institute of World Literature - Russian Academy of Sciences, Moscow) : “Private space is open to chivalrous deeds and heroic feelings (S.H.Burney’s The Romance of Private Life)”
- 12h : Lauren Elkin (Université de Paris 7-Denis Diderot/CUNY Graduate Center) : “‘A View from Elsewhere’ : Elizabeth Bowen’s Feminist Poetics of Location”

- 12h 30 : déjeuner

- 14h : Alice Braun (Paris Ouest-Nanterre-La Défense) : « This community of the insane » : le motif orphique dans les récits d’hôpitaux psychiatriques de Janet Frame
- 14h 30 : Juliana Lopoukhine (Paris Ouest-Nanterre-La Défense) : « ‘They Were Like Beetles Clinging to the Railings’ : Incongru et micro-lieux comme esthétique féminine de la ville chez Jean Rhys »

- 15h : Pause

- 15h 30 : Raja Wardi (Université de la Manouba, Tunis) : “Construction and Deconstruction of Gender in the Major Plays of Caryl Churchill"
- 16h : Helen Mundler (Université Paris 12) : “War Crimes for the Home by Liz Jensen : towards a redefinition of a woman’s place”
- 16h 30 : Eleanor Stewart-Tanguy (Université d’Avignon) : “Offending Women : the Suffragettes inside Holloway Prison in Rebecca Lenkiewicz’s "Her Naked Skin" (2008)”

SAMEDI 5 JUIN

Salle G 614 (6ème étage du bâtiment G)

Modératrice : Marie-Claude PERRIN-CHENOUR (Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense)

- 9h 30 : Brigitte Zaugg (Université Paul Verlaine-Metz) : “The Invalid in the Bedroom : Variations on the Madwoman in the Attic in Short Fiction by Ellen Glasgow, Edith Wharton and Kate Chopin”
- 10h : Amy D. Wells (Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II) : “Djuna Barnes’s Private Public(ized) Jokes : Ryder as Feminist Chaucerian Revision”
- 10h 30 : Emeline Jouve (Université de Toulouse II-Le Mirail) : “The Angel in the House : The Woman Poet in Susan Glaspell’s Alison’s House (1930)”

- 11 h : Pause

- 11h 30 : Isabelle Van Peteghem-Tréard (CPGE Angers) : « Rebecca Cox Jackson et la communauté Shaker. Deuxième sexe et vision communautaire »
- 12h : Gérald Préher (Université de Versailles-Saint-Quentin) : « L’espace du Sud au féminin dans Marilee : Three Stories d’Elizabeth Spencer »

- 12h 30 : déjeuner sur place

- 14h : Helen Chupin (Université de Paris-Dauphine) : « Stratégies de fuite de l’espace public chez Anne Tyler, dans ses textes et dans son métier d’écrivain »
- 14h 30 : Stéphanie Brochon-Durrans (Université Bordeaux III) : « Femmes de bonne et mauvaise conduite dans Machine Dreams de Jayne Anne Phillips : l’automobile comme espace d’émancipation ? »

- 15h : Pause

- 15h 30 : Nicoleta Alexoae Zagni (Université de Paris VII) : « “Listening and Telling My Own Stories I am Moving Home” : l’espace scriptural comme oïkos dans Among the White Moon Faces de Shirley Geok-lin Lim »
- 16h : Frédérique Spill (Université de Picardie Jules Verne) : « ‘Soapstone counters and cherry cupboards’ : espace domestique et exaspération des failles identitaires dans ‘Unaccustomed Earth’ (2008) de Jhumpa Lahiri »

Pour rappel :
Appel à communications

Pour son programme quadriennal, le groupe FAAAM a décidé de travailler sur
l’écriture de l’espace (espace littéral et espace symbolique) dans les
oeuvres de femmes-écrivains de langue anglaise. Les 2 premières années ont
été (2009) ou seront (2010) consacrées à l’espace domestique ou privé et les
deux suivantes (2011 et 2012) à l’espace ouvert ou public et au rapport à la
nature.

L’opposition public/privé trouve son origine dans la notion de contrat
social tel que l’avaient conçu Hobbes et Rousseau. Selon eux, l’ordre social
reposait sur l’existence de deux sphères complémentaires : celle du public
et du politique et celle du privé et de l’intime. Si cette idée n’était pas
entièrement nouvelle, plus importante cependant était l’affirmation que ces
deux sphères correspondaient à une division de la société en termes de
genres : seuls les hommes pouvaient prétendre au statut de citoyen
indispensable aux activités de la sphère publique, tandis que les femmes,
vouées à la reproduction par leur « nature » biologique, étaient confinées à
la sphère privée. Si récemment des historiens ont démontré que cette
conception des deux sphères ne correspondait que très partiellement à la
réalité (même à l’époque des philosophes du contrat social), ils admettent
néanmoins que celle-ci a servi de cadre conceptuel et idéologique pour
fonder en théorie un ordre justifiant la domination d’un groupe sexué par un
autre ­ idéologie qui n’a pas totalement disparu avec la participation
croissante des femmes à la sphère publique. Comme le dit la critique S.
Walby : "Women are no longer restricted to the domestic hearth, but have
the whole of society in which to roam and be exploited" (Theorising
Patriarchy, 1990).

Car, on le sait, la dichotomie public/privé a souvent servi de base à
l’articulation d’autres couples d’oppositions comme culture/nature,
rationalité/sentimentalité etc. dont la dimension sexuée est encore tenace
dans la conscience collective et dont on notera que le premier élément est
toujours connoté plus positivement que le second. A travers des oeuvres de
femmes-écrivains de langue anglaise du XVIIIème siècle à nos jours, nous
verrons comment cette division spatiale des sphères de pouvoir a été
intériorisée ou rejetée, quelles stratégies de composition ont permis de la
contourner (en donnant parfois littéralement une forme non conventionnelle à
l’écriture du texte sur l’espace figural de la page) ou comment les auteures
se sont approprié cette notion pour la revitaliser et lui donner « a
significance of their own ». On pense ici en particulier à la façon dont les
Américaines du XIXème siècle ont subverti le roman domestique en incorporant
à sa trame très codée des sujets sociaux à portée nationale (à l’instar
d’Harriet Beecher Stowe avec Uncle Tom’s Cabin).

Dans le roman anglais du XIXème, les auteures dénoncent, plus ou moins
explicitement, un cloisonnement des sphères, qui confine les femmes au
foyer ou aux tâches ingrates, tandis que les hommes ont accès à ce que
George Eliot appelle « the male province of knowledge ». Jane Eyre,
l’héroïne éponyme du roman de Charlotte Brontë, revendique, pour sa part,
une égalité tant sociale qu’intellectuelle.

On examinera plus particulièrement les oeuvres centrées sur les lieux de
femmes : pensionnats, couvents, maisons closes, utopies féministes (comme
Herland de Charlotte Perkins Gilman ou The Handmaid’s Tale de Margaret
Atwood), en se demandant quelle vision du monde elles proposent et si la
structuration de l’espace qu’elles mettent en scène reproduit ou non des
hiérarchies de pouvoir. Enfin, nous nous demanderons si le métier d’écrivain
n’est pas lui-même devenu un « lieu de femmes » permettant d’élaborer de
nouveaux codes et de porter un nouveau regard sur les frontières mouvantes
entre espace privé (l’écriture) et espace public (l’édition/l’oeuvre
publiée).

Cette année, outre l’exploration de textes classiques produits en
Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, des propositions sur les auteures de pays
du Commonwealth ou appartenant aux « minorités » américaines seront
particulièrement bienvenues.

Les propositions de communications sont à envoyer avant le 30 avril à Claire
Bazin
(domaine anglais et post-colonial) et Marie-Claude
Perrin-Chenour
(domaine américain).





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